« Le jour où j’ai décidé de devenir optimiste »

Ave, bande de lapinous apathiques,

Alors là, c’est le comble. Devenir optimiste. Et puis quoi encore ? Investir en bourse des choux de Bruxelles (si tu me suis bien, y’a une petite blague à la Thomas Piketty qui se cache dans cette ligne) ?

Plus pessimiste que moi, tu meurs. Le genre de fille à faire tout le temps des blagues, puis à partir dans un mutisme cynique suintant d’une relève de sourcil tout le mépris qu’elle a de la race humaine :
« Nonobstant, on va tous périr, l’amour n’existe pas, l’amitié n’est qu’un commerce d’intérêts, la beauté est une construction socialo-esthétique issue d’un consensus de mecs dénués de goût, la vie c’est de la merde et je lui chie dessus, etc. »

Je te la fais pas exhaustive, la liste, elle est longue.

Des fois, je vais même aussi chialer dans des cimetières. Mais ça, c’était avant. Avant que j’accepte que cette posture que j’incarne volontiers sur le devant de la scène de ma vie quotidienne, bin, qu’on se le dise, c’était « surtout un blindage pour mon cœur d’artichaut » (big-up en passant à Renaud, ce poète devant l’éternel), jamais de ma vie je ne me serais dit : « Tiens ma gueule, et si tu devenais optimiste ? »

Et de fait, je ne me le suis jamais dit. Mais revenons-en à la Genèse. « Au commencement… » (sic).

Il était une heure fort avancée pour la vingtenaire en voie de mémérisation avancée que je suis, lorsque deux adorables trognes m’ont lancé avec force cœurs sur une messagerie en ligne de réseaux sociaux : « Come on, John, on a une bête de projet et on te veut comme troisième roue du carrosse. »

Ces deux filles-là et moi, on s’est rencontrées lorsque nous étions en passe de devenir « l’élite de la Nââââtion », fraîchement bachelières et pleines encore des illusions de notre tendre et printanière jeunesse. Nous avons usé ensemble nos fonds de culottes sur les chaises et bancs d’une classe préparatoire de province au charme séculaire et désuet, avant de partir, comme des zhirondelles, avec nos petites zailes maladroites, dans d’autres directions, vers d’autres zhorizons.

Voilà tu sais tout. Ou presque (j’aime ménager le suspense). Me voilà donc, bien malgré moi tu en conviendras, forcée et contrainte de devenir optimiste, Dieu que j’objurgue ce terme !

Optimiste, vraiment ? Non, parce qu’aujourd’hui j’ai décidé en mon âme et conscience de devenir OPTEAMISTE.

Alors, allez, n’aie pas peur, rejoins-nous, on fera des bisous.

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